mercredi 7 juin 2006

Le silence de la mer


Le soleil est de retour jusqu’au sommet de ma montagne. Il fait calme sur le campus, un calme apparent, comme celui de la mer. Un calme qui cache tout ce qui grouille à l’intérieur !

Malgré cette quiétude printanière et le gazouilli des oiseaux dans les arbres, on perçoit la tension, le stress. Les mines blanches des étudiants arborant tant bien que mal leur plus beau costume trahissent leur état. Et nous ne sommes encore que début juin, nous ne sommes encore qu’au beau milieu de la session….

Il n’y a pourtant pas si longtemps, j’étais à leur place. Le ventre noué à l’idée de me retrouver face à ces dieux vivants qui pouvaient en un instant faire basculer le cours de ma petite vie. Je me souviens de mes crises de fou rire après chaque examen pour éliminer la tension, je me souviens de mes faux sourires en rentrant dans le bureau du prof. Ce sourire d’apparence qui cache tant de choses, tant de mal-être ! Sale période que celle-là. Sale sourire aussi qu’il faut encore trop souvent prendre !

JP

3 commentaires:

Serge a dit…

Joliment dit, et tout à fait véridiques, ces sourires forcés pour faire "bonne" impression, pour paraître à l'aise, alors que la tempête est bien à l'intérieur, stressante.

Allez, nous sommes de l'autre coté de la barrière maintenant, et courage à toi avec tes ouailles de mémorants : essaie de leur donner envie de sourire, un vrai celui-là... ;-)

jlc a dit…

Oui joliment et effectivement tu n'en n'as pas fini ... j'en rêve encore les mois de juin ... :D

pour ce qui est des sales sourires ... ils trépassent de plus en plus avec l'age ;)

bonne fin de journée ;)

JP a dit…

Merci... et espérons que les faux sourires trépassent vite alors, mais que je ne vieillisse pas trop vite quand même :-D